Chien sensible ou réactif: 6 piliers à renforcer pour un changement durable

Hello, bienvenue dans ce nouvel épisode, où on va parler de ce que je considère comme une des plus grosses erreurs de perception chez beaucoup d’humains qui font pourtant de leur mieux avec leur chien.
Et peut-être que c’est ton cas. C’est de remettre toute la faute, ou de vouloir mettre le focus sur l’éducation et rien que l’éducation.

La plupart du temps, on a des gens qui cherchent des solutions à leur problème, qui lisent, qui testent tout plein de techniques, qui font appel à des pros… et qui finissent quand même épuisé avec l’impression de ne pas trouver la solution alors qu’ils ont écumés un milliard d’idées et de choses mises en place.
Et souvent, je me rends compte qu’ils sont bloqués non pas parce qu’ils font mal, (ou pas toujours) mais parce qu’ils cherchent à résoudre leur problème en regardant au mauvais endroit.

Et le mauvais endroit, c’est de faire un focus uniquement sur LE comportement ou LA situation qui TE dérange. En se disant que si on gère « les chiens » « les vélos » « les enfants ».. bref, le truc sur lequel il a un comportement particulièrement dérangeant, et bien le reste suivra.
Qu’avec un peu d’éducation, quelques techniques d’entraînement ou deux-trois exercices de désensibilisation, ça ira mieux.
Et souvent c’est ces mots qu’on utilise:
‘On m’a dit qu’il était mal éduqué.’
‘J’ai dû rater quelque chose dans son éducation
– ‘J’aimerais qu’on reprenne son éducation »
Et je le comprends, parce qu’on t’a probablement répété que s’il réagit comme ça, c’est qu’il est mal éduqué, que tu n’as pas été assez ferme, trop gentil, pas assez constant, pas assez cohérent.

Et en général, on tient à me préciser :
« Mais tu sais en dehors de CA, c’est un amour de chien » et j’en doute pas une seconde.

Parce que ce n’est pas un problème d’éducation.
C’est un problème de compréhension, d’apprentissages…
et surtout de compétences internes à développer.

Des compétences qui ne s’enseignent pas avec des ordres,
mais qui se construisent petit à petit :
apprendre à réfléchir, à se faire confiance dans ce qu’il ressent,
à s’adapter à ce qu’il vit, à demander de l’aide,
à compter sur toi — et à te laisser compter sur lui.

Parce que parfois, on a vite tendance à oublier qu’un chien, ce n’est pas une machine qu’on programme pour “réussir un croisement” ou “ne plus réagir à un vélo”.

Bien sûr qu’il existe des techniques qui fonctionnent bien, d’autres beaucoup moins…
mais si on ne travaille que ça, on passe complètement à côté de l’essentiel.
Un chien c’est un être vivant complexe, qui n’a pas besoin qu’on lui dise quoi faire,
mais qui a besoin d’apprendre comment faire, de l’intérieur.

Et en dehors de la situation qui te stresse, ou de certaines réactions excessives, il y a une multitude de situations dans laquelle il prend sur lui, il est mal à l’aise, mais où tu ne le vois pas forcément. Et à force d’accumuler ces tensions, ça finit par déborder quelque part.

Donc si on ne regarde pas le chien dans sa globalité — avec ses émotions, ses besoins, son état interne, son environnement, ce que nous on lui renvoie et les apprentissages dont il a besoin LUI pour avancer dans la vie (pas juste pour “être sage”, “être calme”, ou “être sortable”) — on finit par s’épuiser avec des techniques éducatives qui ne mènent pas très loin.. ou qui ne seront pas suffisamment satisfaisante pour réduire le stress de tout le monde au quotidien.

Si ça peut t’aider à visualiser :
imagine que ton chien, c’est un Pokémon rare — un vrai.
Celui qu’il faut apprivoiser, comprendre, et accompagner pour le voir évoluer.

Et ton rôle à toi, c’est d’aider ses jauges internes à se remplir petit à petit.
Il va falloir l’aider à monter en compétences « relationnelle » « émotionnelle » « cognitive »,etc…
Et plus ces jauges se remplissent, plus ton chien devient stable, confiant, capable de s’adapter.

Ce n’est pas magique.
Ce n’est pas spectaculaire. J’habite à côté de Lourdes, mais je ne fais pas de miracles.
Mais c’est comme ça que, petit à petit, il va réellement évoluer.

Alors oui, parfois, on aurait aimé avoir un petit Pikachu plus facile à gérer…
c’est normal de le penser.
Mais rien que le fait de comprendre comment ton chien fonctionne,
ça apporte déjà un début de soulagement.

(Et je crois que tu ne t’imagines pas encore à quel point on finit souvent par être reconnaissant d’avoir croisé leur chemin — même si, au quotidien, ce n’est pas toujours simple.)

Bref… entrons dans le vif du sujet de ces piliers que j’utilise — de ces jauges qu’on cherche à remplir. Il y en a 6 qui me semble hyper important.

Il n’y a pas d’ordre figé, pas de protocole à suivre à la lettre.
Parce que ce qui est utile pour un chien ne le sera pas forcément pour un autre.

Et attention, ça ne veut pas dire qu’il ne faut jamais utiliser de techniques précises dans certains contextes.
Bien sûr qu’il y a des choses à faire, des manières d’intervenir, des ajustements utiles dans certaines situations.
Mais ces techniques, elles ne fonctionnent vraiment que si elles s’appuient sur ces piliers.

Parce que si ton chien, il n’a pas les compétences internes pour faire face à ce que tu lui proposes,
tu peux utiliser les soit disant meilleures techniques du monde, ça ne donnera pas grand-chose.

Les techniques, elles sont là pour accompagner les progrès,
pas pour masquer les déséquilibres de fond.

🌿 1. soutenir sa cognition et ses capacités de réflexion

Le premier pilier, pour moi, c’est la cognition du chien — en gros, sa capacité à réfléchir avant de réagir.
Et dans ce pilier-là, on va remplir la jauge de la réflexion, de l’analyse, de la prise de recul.

Parce que chez beaucoup de chiens sensibles, l’émotion prend toute la place.
Ils réagissent vite, fort, parfois sans même avoir eu le temps d’analyser ce qu’il se passe autour d’eux.
Dans certaines situations, leur cerveau émotionnel court plus vite que leur cerveau rationnel.

L’idée ici, c’est de leur redonner un peu de temps pour réfléchir avant de réagir.
Un petit délai entre “je perçois quelque chose” et “je perds le contrôle”.
Donc on va reconstruire une marge de manœuvre cognitive.

Ce que je cherche à faire, c’est:

  • Leur proposer des activités qui stimulent la réflexion sans les surcharger, en dehors des situations difficiles. Donc on va leur apporter des activités au quotidien qui font faire appel à ses qualités de réflexion: Un travail olfactif, petits jeux de recherche, apprentissages… Des choses qui vont être adaptés à leur niveau.
  • On ne cherche pas un chien de cirque, comme je peux l’entendre souvent, mais on cherche à développer ou à retrouver des capacités d’analyse et de prise de décision dans des situations nouvelles.
  • On va installer de la lisibilité autour d’eux, en mettant en place certaines routines pour qu’ils puissent mieux anticiper certaines situations.

Quand le chien comprend mieux son environnement, il réagit moins dans l’urgence émotionnelle.
Et plus il retrouve cette capacité à réfléchir, à analyser, à faire des choix, plus il devient capable de se réguler émotionnellement.
C’est comme si, au lieu de subir ses réactions, on lui redonnait la possibilité d’être acteur de ce qu’il vit.

Travail du flair et réflexion

🌿 2. Travailler la proprioception et le rapport au corps

Le deuxième pilier, c’est le travail sur le corps.
Parce que souvent, il y a un vrai lien entre tension émotionnelle et tension corporelle.

Certains chiens restent hyper-raides.
Ils ont du mal à gérer leurs appuis, à adapter leur posture dans l’espace.
Et forcément, quand le corps est tendu, l’esprit est tendu.

Donc ici, on va chercher à remplir la jauge de la conscience et de la stabilité corporelle.
ça peut paraître secondaire — mais en réalité, c’est une clé émotionnelle énorme. Même chez les humains.

Parce qu’un chien qui apprend à bouger doucement, à sentir ses appuis, à s’ancrer,
à respirer dans le calme, ça contribue à limiter le débordement émotionnel et à se stabiliser.

Pour ça, je vais chercher à enrichir son quotidien de choses simples :

  • Des exercices de proprioception,
  • Du travail de déplacement lent et contrôlé,
  • Du travail sur le contact, le toucher
  • Des pauses statiques dans des environnements calmes,

Mieux le chien maîtrise son corps, moins il est agité, plus il gagne en stabilité interne.
Et ça, on le voit souvent très vite dans la gestion des émotions ensuite.

🌿3. Favoriser une communication fluide entre vous deux

Le troisième pilier, c’est la communication entre toi et ton chien.

Parce que, très souvent, on va se dire la vérité, une grosse partie des tensions, elles viennent de là.
ça vient de décalages plus ou moins gros, dans la façon dont on se comprend et dont on communique.

Des attentes humaines pas toujours très claires,
des signaux du chien qu’on ne voit pas ou qu’on comprend à moitié,
des interactions trop rapides, où le chien n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive,
ou encore nos propres émotions qui viennent brouiller le message.

Et le résultat, c’est un malentendu permanent :
chacun essaie de communiquer, mais personne ne parle vraiment la même langue.

Donc ici, on va remplir la jauge de la compréhension mutuelle:
Plus elle se remplit, plus la communication devient simple, fluide, lisible.

  • Déjà, en apprenant à observer ton chien au quotidien —
    à repérer ces petits signaux plus ou moins discrets dont on avait parlé dans l’épisode sur les signaux faibles. Parce que ton chien il te parle, mais si tu ne sais pas traduire ce qu’il te dit, ça va être compliqué.
  • Ensuite, ajuster ta propre posture : ton rythme, la façon dont tu lui parles, ton positionnement dans certaines situations. C’est à dire:
  • Ralentir quand c’est nécessaire, laisser des silences, laisser à ton chien le temps de traiter certaines informations.
  • Et puis, savoir comment lui parler et quoi lui dire pour petit à petit obtenir de la coopération et de la confiance mutuelle.

Moins il y a de quiproquos émotionnels entre vous, plus la relation s’apaise naturellement.

proprioception chez le chien

🌿 4. Développer des compétences sociales

Et puis, le quatrième pilier, c’est le pilier des compétences sociales de manière globale.
Parce que ton chien peut très bien avoir appris à avoir une communication hyper fluide avec toi…
Etre connecté, présent, à l’écoute… Et être complètement perdu socialement avec les autres.

Ton chien, il ne communique pas du tout de la même manière avec:
Toi (sécurisant, familier),
Les autres membres de la famille,
Les humains inconnus,
Les enfants,
Les chiens inconnus,
Les chiens réactifs,
Les chiens non réactifs,
Les chiens harceleurs,
Les humains intrusifs,
Les gens qui parlent fort ou qui vont trop vite.
etc.

Les compétences sociales, c’est un ensemble d’apprentissages que le chien construit au fil de la vie — et qui, chez un chien sensible, demandent souvent un accompagnement fin.
Parce que parfois, cette jauge sociale elle n’a pas été suffisamment remplie …et parfois, elle a été vidée par à forces de mauvaises expériences.

Et dans ce pilier, on va chercher à remplir une jauge de tolérance à minima, voir de lien social:

  • choisir les bonnes rencontres, vraiment adaptées à lui ;
  • éviter celles qui le dépassent ;
  • proposer des interactions lentes, lisibles, où il peut comprendre ce qu’il se passe ;
  • lui apprendre qu’il a le droit de choisir la bonne distance, et de ne pas y aller ;
  • l’aider à comprendre quand avancer… et quand s’écarter ou s’éloigner si besoin ;
  • créer des contextes sociaux suffisamment sûrs pour qu’il réussisse.

Parce que beaucoup de comportements dits “réactifs”
sont en réalité des malentendus sociaux :
des demandes polies ignorées,
des limites non respectées,
des signaux invisibles pour les humains.

Et plus son monde social devient lisible, prévisible, sécurisant,
plus sa jauge se remplit…
et plus il est capable de circuler dans la vie, sans débordement, sans panique, sans explosion.

🌿 5. Changer la perception de l’environnement

Le cinquième pilier, c’est la perception de l’environnement.

Parce qu’un chien sensible, il ne vit pas juste dans son environnement…
il le ressent., et en général, c’est à 200%.

Et c’est fou comme deux chiens peuvent vivre la même situation de façon complètement différente,
simplement parce que l’un se sent en sécurité, et l’autre, pas du tout.
Et donc on va remplir la jauge de sécurité interne.
Chez certains chiens, elle se remplit vite…
chez d’autres, elle se vide dès qu’il y a du bruit, du mouvement, un imprévu.

Et avant d’espérer qu’un chien se sente en sécurité dehors,
il faut déjà qu’il se sente en sécurité chez lui.

Parce que si ton chien ne peut pas vraiment se poser à la maison,
s’il est en hypervigilance dans son propre salon,
s’il n’a pas de zones de repos où il peut déconnecter,
ou s’il vit dans un cadre bruyant et imprévisible…
sa jauge est déjà à moitié vide avant même d’avoir franchi la porte de la maison.

Donc la première étape, c’est de stabiliser son environnement intérieur :

  • mettre en place des routines simples et rassurantes,
  • créer des espaces calmes où il peut vraiment se reposer,
  • limiter les surstimulations inutiles (les bruits, les mouvements, les interactions constantes),
  • et rendre les départs et retours des humains plus cohérents et prévisibles

Un chien qui vit dans un cadre stable, prévisible, lisible,
récupère mieux, se détend plus vite,
et apprend à avoir confiance en son environnement.

Et une fois que cette base est posée,
on peut commencer à travailler sa perception du monde extérieur.

Parce que beaucoup sont en hypervigilance permanente dehors : chaque mouvement, chaque bruit, chaque changement est traité comme un potentiel danger ou une excitation difficile à réguler.
Alors , notre boulot, ça va être de l’aider à filtrer.
À faire le tri entre ce qui mérite une réaction…
et ce qui peut être laissé de côté.

Concrètement, je vais chercher à :

  • proposer des balades et des environnements où le chien peut vraiment explorer sans saturation,
  • installer des pauses régulières pour souffler et éviter les accumulations de tension,
  • travailler des expositions progressives, dans des contextes qu’il peut gérer.

Petit à petit, ton chien apprend à mieux lire ce qui l’entoure.
À se dire : ‘Ok, tout n’est pas une alerte.’

🌿 6. Penser à son hygiène de vie globale

Le dernier pilier, c’est celui qu’on oublie le plus souvent…
alors qu’il fait une énorme différence : le bien-être interne.

Je l’appelle la jauge de bien-être, parce que tout ce que ton chien vit au quotidien remplit —
ou vide — cette jauge.
Et quand elle est basse, tout devient plus difficile : la promenade, les rencontres, la gestion des émotions, les apprentissages…

Cette jauge, elle se remplit avec des choses simples, mais fondamentales :

Le sommeil (le vrai)
Pas juste “se poser”.
Pas somnoler entre deux stimuli.
Mais du sommeil profond, du sommeil réparateur.

Un chien sensible qui ne dort pas assez
→ récupère moins bien,
→ devient plus réactif,
→ accumule beaucoup plus vite le stress.

L’alimentation.
Parce qu’un chien tendu ne digère pas comme un chien serein.
Une alimentation mal adaptée peut créer de l’inconfort, de l’inflammation, des variations d’énergie…
Et tout ça impacte directement sa stabilité émotionnelle.

La mastication
C’est un moyen de décharge émotionnel et d’auto régulation naturel,
un apaisant puissant,
un besoin instinctif hyper important. C’est un besoin biologique, pas un petit plus

Et un chien qui ne mâche jamais
→ a souvent trop de tension interne,
→ qu’il “libère” autrement (aboiements, excitation, réactivité…).

La gestion de l’énergie au quotidien.
Ici, on parle de :
l’équilibre entre activité et récupération,
la qualité plutôt que la quantité,
proposer des activités qui apaisent (flair, recherche, lenteur),
éviter les activités qui montent trop en pression et qui maintiennent la sur-stimulation (balles, bâtons, courses intenses),

Un chien qui ne fait que “monter” en excitation
→ n’a plus aucun espace interne pour redescendre.

Et à l’inverse, il y a aussi ceux qui n’ont rien de tout ça.
Des chiens qui s’ennuient profondément,
et qui finissent par se créer eux-mêmes des “occupations” —
et autant te dire que ce sont rarement les meilleures pour sa stabilité.

Chez les chiens sensibles, ce “creux” se transforme vite en :
agitation ou aboiements.
réactivité,
hypervigilance,
comportements compulsifs, des tocs.

Un chien dont les besoins biologiques ne sont pas nourris ne peut pas se réguler.
C’est simple, mais c’est souvent ce qui soutient tout le reste.

🌿 Que retenir de tout ça

Alors oui, dit comme ça, tout ce qu’on vient de voir peut sembler énorme.
Parce qu’on a vraiment fait tout le tour de la question.
On parle de cognition, de proprioception, de communication, d’environnement, d’hygiène de vie…
et on peut vite se dire : ‘Ok, mais je ne vais jamais m’en sortir avec tout ça.’

Mais en réalité, ce n’est pas aussi compliqué que ça en a l’air.
Parce que tout est lié.
Et souvent, une seule activité bien choisie permet d’augmenter le niveau de plusieurs jauges à la fois, sans même s’en rendre compte.

Par exemple, moi je propose du pistage/mantrailing à visée comportementale à mes élèves.
Et dans chaque séance, on retrouve un peu de tout :
le travail de réflexion, de prise de décision et de concentration = jauge cognition,
la conscience du corps et des déplacements = jauge proprioception,
la gestion de l’environnement extérieur et des émotions qui vont avec, (puisque qu’on s’entraine en milieu extérieur adapté à la sensibilité du chien) = jauge sécurité interne
Du lien social, puisqu’on est en petit groupe et qu’on a des gens qui respectent le besoin d’espace ou de contact du chien, =
Bien sûr, la communication entre toi et ton chien, où chacun apprend à écouter et à se faire confiance, puisque c’est un travail d’équipe.
Et une bonne fatigue qui fait que le retour se fait par une bonne sieste bien méritée. (hygiène de vie)

C’est une activité complète, mais surtout profondément sécure et valorisante pour les chiens sensibles.
Parce qu’ils peuvent s’exprimer, réfléchir, réussir — sans pression, sans contrainte.

Mais il y a plein d’autres manières d’utiliser ces piliers. Et il y a des activités qui aide à remplir plusieurs jauges en même temps.

C’est ça, l’idée d’une approche globale :
ne pas ajouter des couches de travail,
mais choisir des expériences cohérentes, apaisantes, qui nourrissent plusieurs besoins à la fois.

Alors oui, ça demande de la patience, un peu de curiosité,
et parfois de revoir ses habitudes…
mais quand on avance comme ça, pas à pas,
on construit quelque chose qui tient vraiment dans le temps.

Et surtout… on arrête de courir après “la” solution, “le” bon exercice, la technique miracle,
pour se concentrer sur ce qui aide réellement ton chien au quotidien.

Parce qu’il n’a pas besoin qu’on le corrige.
Il a besoin qu’on le comprenne.
Qu’on l’aide à évoluer avec ce qu’il est, dans toutes ses dimensions.

Et quand on travaille dans ce sens-là —
on ouvre de la place pour des progrès plus stables,
et pour une relation beaucoup plus sereine.

En tout cas, c’est comme ça que j’accompagne les chiens sensibles :
en tenant compte de toutes leurs facettes,
de tout ce qu’ils portent,
et de tout ce qu’ils vivent.


J’espère que cet épisode t’aura permis de voir un peu plus clair,
ou au moins de te rappeler que tu n’as pas besoin d’en faire toujours plus pour aider ton chien.

Parfois, c’est simplement en changeant notre regard,
en cherchant plus de sens que de performance,
que tout commence à s’apaiser.


Et d’ailleurs, si tu habites dans les Hautes-Pyrénées ou du côté de Lourdes,
je prépare justement un moment d’échange gratuit le 24 janvier au magasin Zoomalia à Lourdes,
autour du thème du chien réactif et de ses émotions.

Ce sera un petit temps de discussion, sans chiens,
pour comprendre, poser des questions et se sentir un peu moins seul face à tout ça.

Et comme j’aimerais que ce soit vraiment utile,
ton avis m’aiderait beaucoup à choisir le format qui te semblerait le plus juste.

Tu peux me le dire en commentaire, ou via le petit sondage ici 🌿
Même si tu es plus loin, j’aimerais avoir ton avis sur ce que tu aurais aimé avoir près de chez toi. Et si ça fonctionne bien, j’en ferais peut-être un webinaire en ligne pour en discuter ensemble.

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