Qu’est ce qu’une zone de confort et à quoi ça sert?

Comme son nom l’indique, une zone de confort est une zone physique et émotionnelle dans laquelle un individu se sent en sécurité, à l’aise avec une source de stress relativement faible.
Cette zone de confort est importante dans la notion d’apprentissage car en fonction de l’état psychologique du chien, les émotions vont être chamboulées et les expériences différemment perçues.
Et c’est sur cette notion de zone de confort que le travail de réadaptation avec un chien réactif, prend tout son sens.

Au niveau expérience, on peut relever schématiquement 4 grandes zones différentes:
– La zone de confort: tout va bien. Je ne fais pas attention et vaque à mes occupations sans me soucier de ce qui se trouve autour.
– La zone d’apprentissage: léger inconfort mais en capacité d’observer et de m’ajuster
– La zone de risque: sur le qui vive / niveau de stress élevé
– La zone de danger: Réflexe de défense actif / Panique

Chaque individu perçoit ces zones différemment, en fonction de ses expériences passées et de ses capacités individuelles.

Prenons un chien qui a un problème lorsqu’il voit un congénère:
(mais c’est le même principe avec un enfant, un vélo, une moto, un joggeur, etc..)

Suivant son niveau d’anxiété à l’idée de croiser un chien, sa zone de confort sera complètement différente et ses réactions également.
par exemple:
* petite anxiété = accepte la proximité mais pas le contact
* moyenne anxiété = supporte la vision de loin mais pas le rapprochement
* forte anxiété = réagit à plusieurs dizaines voir centaines de mètres.

Mais son niveau d’anxiété « personnelle » ne sera pas la seule chose à faire la différence!
Suivant le comportement du chien en face, la perception sera encore différente. Si le chien arrive en courant, menaçant, calme ou s’il ne vient pas du tout, les différentes zones vont bouger à chaque interprétation que notre chien fait de la situation.
C’est comme cela que souvent, nos chiens n’ont pas les mêmes réactions en fonction de ceux qu’ils vont croiser.
« Parfois, il ne réagit pas« , « ça dépend du chien d’en face » , « bizarrement avec lui, il ne se passe rien, je ne comprends pas pourquoi » .. et bien, c’est ce facteur là qui rentre principalement en jeu.

Suivant le contexte, ces zones vont aussi être mises à rude épreuve en fonction de l’attitude de l’humain en bout de laisse ou tout autre stimulus dans l’environnement.
C’est ce qu’on appelle un déclencheur multiple.
C’est ce qui va faire monter la température, alors que, naturellement, la réaction de notre chien n’aurait pas été aussi disproportionné.

Et là, tout d’un coup, paf! ça fait des chocapic!
Et ça, ce sont des choses qu’on ne peut pas forcément contrôler en intégralité. Nous ne pouvons pas avoir de contrôle sur ce que font les autres et les expériences que nous auront à ce moment là.
Cependant nous pouvons apprendre à gérer notre attitude pour mieux l’aider et impacter le moins possible son niveau de stress et l’amener dans des lieux où les situations anxiogènes ne se présenteront pas à tour de bras.

Le principal à savoir étant que pour faire évoluer une situation dans le bon sens et créer un apprentissage positif, nous devons garder nos distances pour nous trouver au mieux dans la zone de confort, au moins pire, dans la zone d’apprentissage pour que le cerveau soit en mesure de conscientiser cette expérience comme une situation non dangereuse.
Une fois dépassé ce stade, on rentre dans les zones où les émotions sont mises à trop rudes épreuves pour faire un apprentissage serein.

Pour faire simple, il est inutile, voir même contreproductif, de vouloir à tout prix aller au contact de ce qui fait réagir notre chien. Il ne s’habituera pas plus vite. Bien au contraire.
Il faut lui laisser du temps pour observer.
Un chien mal à l’aise à besoin de temps pour observer à distance de façon à être en mesure de comprendre ce qu’il voit, d’assimiler, et de pouvoir s’y confronter.
Lorsqu’on obtient des émotions et des réactions trop fortes, c’est que l’on est soit trop proche, soit que la situation n’est pas adaptée.
Nombreux sont les chiens qui sont réactifs par manque de temps d’observation.

Garder ses distances et prendre un temps d’observation est la 1ere étape concrète pour réduire la réactivité.

De ce fait, on comprend bien que suivant son niveau anxiété et de réactivité, mettre son chien en cours collectif au milieu d’un groupe de 10 ou 20 chiens dans l’espoir que ça l’aide à l’habituer est un parfait non-sens pour débuter. Tout autant que d’amener son chien en plein milieu d’un marché lorsqu’il est inquiet des humains et des stimulations de la ville.
Il faut revoir le niveau de difficulté à la baisse en fonction de ce qui lui fait peur si on ne veut pas empirer la situation.

De même que subir des contacts physiques, caresses répétées et intrusives de la part de chaque inconnu qui le trouve mignon et à envie de le toucher peut avoir des effets néfastes sur sa capacité à apprécier les humains inconnus. Il faut savoir dire NON pour pouvoir le protéger.

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